Terence McKenna – Passer Au Vert Ou Mourir

Rockxass – Planet Plant

Plan/Plant/Planet

Extrait de The Archaic Revival (1991) de Terence McKenna (p.218-p.225). Traduction Extacide.

La crise globale qui nous touche est la plus sévère de toutes les crises de notre Histoire ; par conséquent, des solutions tout aussi drastiques sont attendues. Je propose d’adopter la plante comme modèle d’organisation de la vie au XXIème siècle, de la même façon que l’ordinateur fût le modèle mental et social dominant de la fin du XXième siècle et le moteur à vapeur celui du XIXème siècle.

Cela signifie se réapproprier des modèles qui ont assurés notre réussite 15 000 ou 20 000 ans auparavant. Quand cela sera rendu possible, nous pourrons voir les plantes comme source de nourriture, de logement, d’habillement, d’éducation et de religion.

Ce processus commence en déclarant légitime ce que nous avons renié pendant si longtemps. Déclarons la Nature comme légitime. Toutes les plantes devraient être légales, et tous les animaux aussi. La notion de plantes illégales est odieuse et ridicule.

Rétablir des canaux de communication direct avec l’Autre planétaire, l’esprit derrière la nature, au travers de l’utilisation de plantes hallucinogènes est le meilleur espoir de faire se dissoudre les murs épais de l’inflexibilité culturelle qui semble nous emporter à vive allure vers la ruine. Nous avons besoin de nouvelles façons d’aborder le monde. Quand le monde médiéval a voulu changer sa perspective sur le monde, la société Européenne laïque s’est tourné vers l’approche revivifiante de l’Antiquité à propos de la loi, de la philosophie, de l’esthétique, de l’aménagement urbain et de l’agriculture. Notre dilemme nous plongera plus loin encore dans le temps à la recherche de ces modèles et de ces réponses.

La solution à ce malaise moderne, incluant la dépendance aux substances chimiques, les psychoses et les névroses réprimées, est l’exposition direct aux dimensions authentiques induites par l’expérience des plantes psychédéliques. Une position en faveur des plantes psychédéliques est une position clairement anti-drogues. La dépendance envers les drogues est le résultat d’un comportement répétitif, irréfléchi et obsessionnel; voilà précisément les tendances psychologiques que les substances psychédéliques parviennent à modérer. Les plantes hallucinogènes dissolvent les habitudes en permettant l’examination des motivations d’un point de vue plus large, moins égocentrique et plus ancré au sein de l’individu. Il est fou de dire qu’il n’y a aucun risque, mais il est aussi fou de dire que le risque ne vaut pas d’être surmonté. Nous avons besoin d’une nouvelle image guidante validée par l’expérience, une métaphore fondamentale capable de servir de base pour un nouveau modèle de société et d’individu.

La relation plante-humain a toujours été la fondation de notre existence de groupe et d’individu dans le monde. Ce que je nomme le Renouveau Archaïque est le processus de réveil de la conscience d’attitudes traditionnelles envers la Nature, dont les plantes et notre relation envers elles. Le Renouveau Archaïque présage l’effondrement du modèle de domination masculine et de la hiérarchie basée sur l’organisation des animaux mais qui ne saurait se faire en une seule nuit dans un revirement soudain de la conscience collective. Plutôt, le Renouveau Archaïque se fera de façon naturelle après la reconnaissance graduelle du thème prépondérant qui le guide, à savoir une idée/idéal de Déesse végétale, la Terre elle-même, Gaïa la bien-nommée – un fait bien documenté par les anthropologues du XIXème siècle, comme par le célèbre James George Frazer, ou plus récemment par Riane Eisler, Marija Gimbutas, James Mellaart, et d’autres.

Plus près un groupe humain se trouve de la gnose de l’esprit végétal – la collectivité Gaïenne de la vie organique – plus intense est leur connexion à l’archétype de la Déesse et par conséquent de l’organisation sociale de collaboration. La dernière fois que la pensée Occidentale mainstream a été rafraîchie par la gnose de l’esprit végétale fut à la fin de la Grèce Antique, avant que les religions à Mystères furent finalement réprimées par des Chrétiens barbares enthousiastes.

J’en conclue que la prochaine étape évolutionnaire vers le Renouveau Archaïque, la renaissance de la Déesse, et la fin de l’histoire profane, exigera un programme qui inclue la notion de notre réengagement avec l’émergence de l’esprit végétal. Ce même esprit qui a suscité en nous le langage autoréflexif nous offre désormais les paysages sans limites de l’imagination. Sans cette relation envers les exophéromones psychédéliques régulant notre relation symbiotique avec le royaume des plantes, nous nous positionnons hors de la compréhension de l’intention planétaire. Et une compréhension de l’intention planétaire pourrait certainement être une contribution majeure au processus évolutionnaire. Un retour au sein du partenariat planétaire signifie échanger le point de vue de l’égo façonné par l’histoire pour une vision plus maternelle et intuitive.

L’intuition largement ressentie de la présence de l’Autre comme une compagne féminine pour la navigation humaine de l’Histoire peut, je crois, être tracé jusque dans l’immersion à l’intérieur de l’esprit végétal qui fournissait le contexte rituel dans lequel la conscience humaine émergea pour donner naissance à la conscience, l’auto-réflexion et l’auto-articulation : la lumière de la Grande Déesse.

Que signifie adopter les solutions de forme de vie végétale comme des métaphores pour la conduite des affaires humaines ? Deux changements importants se matérialiseraient après l’adoption de cette hypothèse :

La féminisation de la culture. La culture serait féminisée à un niveau qui doit encore être complètement exploré. La Conscience Verte signifie reconnaître que la réelle division entre le masculin et le féminin n’est pas une division entre hommes et femmes mais plutôt une division entre nous-mêmes en tant qu’animaux conscients – omnivores, déboiseur, guerrier, expression suprême du yang – et le manteau végétal circumglobal – le yin métastable ancestral qui constitue de loin la majeure partie de la biomasse terrestre.

 

 

– Une recherche des valeurs à l’intérieur. L’intériorité est la caractéristique du végétal contrairement à l’approche animal de l’existence. Les animaux bougent, migrent, et forment des colonies alors que les plantes se tiennent immobiles. Les plantes vivent dans une dimension caractérisée par l’état solide, immobile et persistant. S’il y a du mouvement dans la conscience des plantes alors cela doit être le mouvement de l’esprit et de l’attention dans le domaine de l’imagination végétale. Peut-être est-ce vers quoi la reconnexion à la Déesse végétale au travers des plantes psychédéliques, le Renouveau Archaïque, nous mène : la vie de l’esprit est la vie qui permet d’accéder aux royaumes visionnaires qui résident dans les plantes maîtresses magiques. C’est la vérité que les chamanes ont toujours su et pratiqué. La conscience du côté vert de l’esprit était appelé Veriditas par la visionnaire du XIIème siècle Hildegard von Bingen.

Un nouveau paradigme capable de faire naître l’espoir d’un chemin qui permette de sortir des sables mouvants culturel doit fournir un programme réaliste s’adressant aux problèmes grandissants auxquels la planète fait face. Il y a plusieurs domaines dans lesquelles l’émergence de la conscience du Veriditas peut aider à parer l’armageddon.

 

 

Détoxification de l’environnement naturel. Le processus de détoxification s’opère de façon naturelle grâce à l’action combinée de l’atmosphère, de la matrice biologique et des océans. Ce processus planétaire a même été capable de s’occuper des déchets industriels avant que la technologie industrielle devienne un phénomène global. La Datura, une plante qui fut partie intégrante des rituels religieux des Indiens de Californie du Sud, et d’autres plantes qui absorbent les métaux lourds de la terre pour les stocker dans leurs tissus cellulaires, sont des exemples de processus naturels qui peuvent aider à nettoyer notre environnement. Reconnaître les nombreux moyens avec lesquels la matrice biologique de la Terre conjure la pollution et reconnaître que la Nature travaille à maintenir la vie concoure à construire un consensus politique qui participera activement à sauver cette même vie.

 

Connexion et symbiose. Comme les plantes, nous avons besoin de maximiser la connexion et la symbiose. Le modèle de la plante pour appréhender le monde inclut la conscience de la nature fractale et ramifiée de l’action communautaire. Un réseau structuré à la manière des arbres et fait de relations symbiotiques peut désormais remplacer le modèle évolutionnaire hérité du XIXème siècle. L’ancien modèle de lutte dent-et-griffes pour l’existence où seul le plus fort survit, est fondé sur une observation naïve des comportements animaux. Pourtant c’est ce modèle qui a été joyeusement étendu aux royaumes des plantes afin d’expliquer les interactions évolutionnaires supposées causer la spéciation dans le monde botanique. Plus tard, des observateurs plus attentifs (C.H. Waddington et Erich Jantsch) n’ont pas trouvé la Guerre de la Nature que les Darwinistes avaient rapportés mais plutôt une situation dans laquelle ce n’était pas la capacité à être compétitif mais plutôt la capacité à maximiser la coopération avec les autres espèces qui contribuait le plus directement à la capacité pour un organisme d’être capable de fonctionner et perdurer en tant que membre d’un biome. Les plantes interagissent les unes avec les autres au travers de l’enchevêtrement des racines qui les connectent toutes à la source qui les nourrit et les réunies.

Le sol entrelacé de la forêt tropicale est un environnement d’une grande diversité chimique, ressemblant de très près à la complexité du tissu cérébral. Au sein du réseau de racines interconnectées, des signaux complexes chimiques sont constamment transmis et reçus. L’évolution adaptative et les relations symbiotiques régulent ces systèmes entiers avec une omniprésence qui penche pour la prépondérance évolutionnaire de ces stratégies coopératives. Par exemple, les champignons Mycorrhiza vivent en symbiose à l’extérieur des racines des plantes, régulent et protègent doucement l’eau chargée de minéraux qui leur passe à travers pour atteindre les racines de leurs hôtes.

 

 

Ajustement systémique. Si le phénomène associé à la résonance et à l’harmonie biologique pouvait être compris alors des systèmes à grande échelle tels que la production de nourriture ou le système bancaire mondiale pourraient être mieux contrôlés. Les biologistes gaïens comme Lovelock, Margulies et d’autres ont défendu la thèse selon laquelle la planète entière est auto-organisée par les microbes et les planctons en un régime métastable favorable à la biologie, et préservé pendant plus de deux milliards d’années. Gaïa, la planète plante, a gardé un équilibre dans le temps et l’espace – en dépit des bombardements répétés par des astéroïdes capables d’atteindre sévèrement l’équilibre planétaire. Nous ne pouvons qu’admirer – et nous devrions chercher à imiter un tel sens du Tao émanant de l’équilibre multidimensionnel homéostatique planétaire.

 

 

 

Recycler. Comme les plantes, nous devons recycler. À l’échelle cosmique nous ne sommes pas plus mobiles que les plantes. Jusqu’aujourd’hui, nous avons modelé nos systèmes économiques les plus aboutis sur la prédation animale. Les animaux sont mobiles et peuvent se déplacer vers d’autres ressources au fur et à mesure qu’elles sont épuisées. Ils jouissent par conséquent de ressources potentiellement infinies. Les plantes, elles, sont immobiles. Elles ne peuvent pas facilement se déplacer vers d’autres sources de nutriments ou quitter une zone si elle est épuisée. Elles doivent recycler efficacement. La promotion d’une éthique à l’image de la plante, émulant la façon dont le monde végétal utilise et remplace ses ressources, est une condition sine qua non de la survie planétaire. Tous les modèles capitalistes requièrent des ressources naturelles et de la main d’oeuvre exploitables à l’infini, pourtant aucun des deux ne devrait être supposées. J’ignore les méthodes mais je suggère que nous commencions à nous tourner vers le monde des plantes pour découvrir les bonnes questions à se poser.

 

L’énergie solaire photovoltaïque. La reconnaissance de l’énergie solaire photovoltaïque fait partie d’un mouvement vers la reconnaissance de l’élégance de l’état semi-conducteur que les plantes possèdent. Les plantes pratiquent la photosynthèse pour résoudre le problème de l’acquisition d’énergie. En comparaison de la roue à aubes ou de la roue tractée par des animaux, métaphores de la production d’énergie chez les humains, le miracle quantique nécessitant le largage d’un photon venue du Soleil dans un dispositif moléculaire afin d’en sortir un électron capable de participer énergétiquement à la vie d’une cellule semble tirée d’un roman de science-fiction. Et pourtant il s’agit en fait du principe de la photosynthèse. Alors que les premiers dispositifs semi-conducteurs font leur apparition vers la fin des années 1940, la technologie semi-conductrice était déjà utilisée par les plantes depuis deux-cent millions d’années. Des panneaux solaires à haute efficacité pourraient remplir les besoins quotidien en électricité de la plupart des gens. En revanche, rien n’est moins sûr concernant l’industrie. Peut-être est-ce le moyen qu’a la Nature de nous dire que nous voulons de trop.

Une économie globale basée sur l’atmosphère. L’approche du monde végétal envers la production d’énergie est appelé photosynthèse. Ce processus pourrait être imité dans la création d’une économie globale fondée sur l’utilisation d’énergie solaire pour extraire l’hydrogène de l’eau de mer. L’électricité solaire pourrait palier aux besoins de la plupart des gens mais la fusion de l’aluminium, de l’acier et d’autres processus industriels requièrent beaucoup plus d’énergie que le photovoltaïque n’est capable de délivrer. Il existe cependant une solution; les plantes transforment le carbone en énergie et en oxygène. Un processus similaire mais différent pourrait utiliser l’électricité solaire pour transformer l’eau en hydrogène. Cet hydrogène pourrait être collecté et concentrer pour une distribution ultérieure. Les plantes ont réussi à trouver d’élégantes solutions à l’aide des matériaux à disposition à proximité. Une économie à hydrogène émulerait ce même recours à un matériau inépuisable et recyclable.

C’est une notion vraiment très simple; l’hydrogène est d’ailleurs pensé depuis longtemps comme une ressource idéal pour alimenter une économie globale. L’hydrogène est propre: une fois brûlé il se recombine à l’eau de laquelle il vient. L’hydrogène est abondant: un tiers de toute l’eau est hydrogène. Toutes les technologies existantes – moteurs à combustion interne, charbon, pétrole et nucléaire – pourraient être réajustés pour fonctionner à l’hydrogène. Ainsi il est inutile de discuter du démantèlement des systèmes de production et de distribution existants. L’hydrogène pourrait être ‘puisé’ dans l’eau de mer depuis une île lointaine et déplacé à l’aide des technologies utilisées pour le transport du gaz naturel par exemple. L’objection selon laquelle l’hydrogène est hautement explosif et les technologies pour le manipuler sans danger n’existent pas encore, l’industrie LNG prouve le contraire. Les accidents dues à l’hydrogène sont très destructeurs mais pas plus que les explosions ordinaires – locale, non toxique et sans retombée radioactive. Comme les plantes elles-mêmes, l’économie à base d’hydrogène serait non-polluante et auto-suffisante; l’hydrogène brûlé se recombine à l’oxygène pour redevenir de l’eau.

Un effort d’une envergure extraordinaire devra voir le jour pour commencer à se diriger vers une première démonstration de faisabilité. Un tel projet ne sera probablement pas sans problèmes. Mais un plan concernant la production d’énergie suffisante pour répondre à la demande du XXIème siècle ne se déroulera pas sans difficultés.

 

Les nanotechnologies. L’ère des mécanismes moléculaires promet la plus radicale des visions écologiques en proposant que les cellules et les organites quasi-biologique crée par l’homme prennent le relais de la manufacture des produits et de la culture. Les nanotechnologies prennent très au sérieux la possibilité que les techniques de manufacture et les méthodes de manipulation de la matière à l’échelle microphysique puissent affecter le processus de conception du monde humain. Dans le monde des nanotechnologies, les logements et les machines peuvent être  »cultivées », et tout ce qui est produit se rapproche plus de la chair que de la pierre. La frontière entre vivant et non-vivant, organique et artificiel se brouille dans le récif corallien électronique de la symbiose humain-machine contemplée par les savants de la nanotechnologie.

 

 

Préservation de la diversité biologique. La vie sur cette planète et la diversité chimique qu’elle représente est probablement la seule source de composants biologiquement évolués à notre connaissance avant que nous découvrions un jour une autre planète aussi grouillante de vie que la nôtre. Pourtant nous détruisons la diversité vivante de notre monde à une vitesse effrayante. Cela doit cesser, pas seulement au travers de la préservation des écosystèmes mais aussi au travers de la préservation d’information concernant ces mêmes écosystèmes, accumulées pendant des milliers d’années par les peuples qui vécurent en leurs seins. Il est impossible de sous-estimer l’importance de la santé humain pour la préservation du savoir ancestral concernant les plantes médicinales. Tous les médicaments qui ont changé le cours de l’Histoire sont dérivés de plantes ou de champignons. La Quinine a rendu la conquête des tropiques possible, la pénicilline et la pilule contraceptive ont remodelé la fabrique de la société du XXème siècle. Tous les trois sont des médicaments dérivés des plantes. Ma partenaire Kat et moi travaillons sur ce sujet en gérant Botanical Dimensions, un jardin botanique se trouvant à Hawaii qui cherche à préserver les plantes utilisées dans le chamanisme Amazonien, un des nombreux systèmes de savoir qui disparaissent rapidement.

 

Toutes ces mesures développées plus haut tendent à promouvoir ce qu’on pourrait appeler un sens de Holisme Gaïen, un sens d’unité et d’équilibre de la nature et de nos propres positions humaines à l’intérieur de cette équilibre évolutif et dynamique. C’est une vision calqué sur la plante. Ce retour à une perspective sur le moi et l’égo replacés dans le contexte plus large de l’évolution et de la vie planétaire est l’essence même de ce qui fait le Renouveau Archaïque. Marshall McLuhan avait raison de penser que la culture humaine planétaire, le village global, serait de nature tribale. La prochaine grande étape vers ce holisme planétaire est est la fusion partielle du monde humain transformé technologiquement avec la matrice archaïque de l’intelligence végétale, l’Esprit-Maître de la Terre.

J’hésite à nommer cette conscience naissante une religion, pourtant c’est sûrement ce que c’est. Elle impliquera une exploration complète des dimensions révélées par les plantes hallucinogènes, plus précisément celles structurellement proches des neurotransmetteurs déjà présents dans notre cerveau humain. L’exploration attentive des plantes hallucinogènes sondera les niveaux les plus archaïques et sensibles du drame de l’émergence de la conscience; la relation symbiotique plante-humain caractéristique des sociétés et des religions archaïques a déjà permis par le passé l’expérience du mystère transcendant. Et cette expérience n’est pas moins mystérieuse pour nous aujourd’hui en dépit de l’idée tenace que nous aurions remplacé le simple émerveillement de nos ancêtres par des outils philosophique et épistémique sophistiqués.


Notre choix en tant que culture planétaire est simple :



Passer au vert ou mourir.