Alex Grey – Son Expérience Avec l’Ayahuasca

Psychédéliques Posté le vendredi 17 novembre 2017 à 00:48

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J’ai pris deux fortes doses d’Ayahuasca. Parce que la première n’avait pas encore fait effet alors j ‘en ai pris une autre. Vous avez fait ça ? Oh oui ! Oui ! « Hey ça marche pas ! » Alors tu doubles la dose. Après t’es là: « Whoooowww » Les deux font effet en même temps. Dans la tradition bouddhiste ils disent que tout le monde possède la nature du Bouddha C’est juste une question de ne pas avoir conscience de son propre état déjà éveillé. Alors je me suis dit: « Quelle circonstance parfaite que d’être au contact de son état déjà éveillé au travers de l’expérience de l’Ayahuasca.

Alors je me suis relevé et j’ai commencé ma position méditative. Je me suis dit: « Bon je vais juste être Buddha Mon propre être Buddha. » J’ai fait ça pendant quelques minutes. Je sentais comme si mon esprit s’élargissait et s’étendait au travers de toute la toile de la vie. C’était dans la jungle vous savez. Alors c’était très fertile. Des gazouillis d’oiseaux. Beaucoup d’animaux. Toute la flore et la faune. S’étendant au travers des villes. D’une façon ou d’une autre L’esprit était capable de s’étendre et de s’élargir au travers de tous ces êtres. Il y a une incroyable magnifique expansion d’interconnexion avec tout. Après il y a eu cette vague faite de de la souffrance et la douleur de tous les êtres.

C’est pourquoi tout le monde ne fait pas le truc du Bouddha. Parce que vous vous ouvrez à toute la souffrance, parce que tu deviens ces êtres. Rappelez-vous de la première Noble Vérité. La Vérité de la Souffrance. Je commençais à comprendre. C’est comme devenir un aimant à souffrance. Il y a eu un autre courant qui rencontre l’océan de compassion que vous êtes. Ensuite je me sentais immergé dans une sorte d’amour bodhisattvique compassionnelle qui traversait toute cette toile. C’était merveilleux ! Donner et recevoir cette énergie.

Et au milieu de tout ça il y avait cette voix moqueuse à l’arrière de mon esprit qui disait: « Tu es un si bon Buddha ! » « Regardez-moi monsieur éveillé ! » « N’est-il pas éveillé ?! » « Pense à combien il est merveilleux, il n’a pourtant pas appellé sa femme et sa fille aujourd’hui. N’est-ce pas ? » « Il avait promis de les appeler. » « Mais monsieur l’éveillé n’a pas le temps pour sa femme et sa fille, n’est-ce pas ? » Depuis ce sentiment d’interconnexion avec tout, et cet état éveillé, je suis retombé et me suis vomis dessus. Parce que j’avais pris une double dose j’étais complètement incapable de me lever ou me nettoyer. C’était un humble avant-goût de bouddhanité mélangé à de la natation dans mon propre vomi.

Je pense que cela couvre à peu près le spectre dont vous pouvez faire l’expérience avec l’Ayahuasca. Je pense que l’Ayahuasca peut nous montrer combien nous sommes beaux à l’intérieur. Et quelles sortes de possibilités nous avons pour l’amour et pour agir. La bonté. Un des incroyables atout de l’Ayahuasca est que cela vient de plantes. Quelle meilleure façon de nous enraciner dans la toile de la Nature en ressentant de la compassion pour cette toile de la Vie qu’au travers des plantes elles-mêmes ?!

Les plantes nous parlent.

Nous devons écouter.

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